55km du trail des Marcaires 2016, mon récit de course.

Le trail des Marcaires, je connais! je l’avais déjà couru en 2014 en compagnie de Marc, Martel et son cousin Ludovic. J’avais pour souvenir d’un trail exigent, dur mais magnifique ! Cette édition 2016 me fait dire que c’est un trail très exigeant, très dur et toujours aussi magnifique. Un mois après le Challenge des Seigneurs de Niederbronn (récit ici), nous reprenons les sentiers vosgiens pour de nouvelles aventures dans la magnifique vallée de Munster.

Cette année, nous sommes en effectif réduit, seul Marc, le porteur de gourde s’est inscrit avec son collègue Clément que nous rejoindrons à Muhlbach. Nous décollons de Colmar une petite heure avant le départ. Les formalités administratives sont à régler et je profite une nouvelle fois pour remercier l’équipe organisatrice d’avoir accepter le changement de dossard après la date limite d’inscription. Il est 07h30, le briefing est donné, nous pouvons décoller. Le début de parcours est bien pensé, puisque les 4 premiers kilomètres (jusqu’à Mittlach) sont larges et roulants et ça permet au troupeau de bien s’étaler et d’aborder les monotraces pas trop compacté. Nous pouvons attaquer la première montée via le GR5 (trace rocheuse et assez cassée…) direction le Schiessroth. Après 10km de course, nous sortons de la forêt et foulons pour la première fois les chaumes. Après le premier ravitaillement, nous grimpons au Petit Hohneck en faisant un tout droit dans les herbes. C’est raide, c’est compliqué et c’est surtout cadeau de la maison! Nous avons pris 800m de d+ sur 6.5km. On serait presque chaud sans un vent assez incroyable sur les hauteurs. Une fois passé au Hohneck (point culminant de la course à 1356m), nous attaquons la première descente assez roulante vers le lac d’Altenweiher. Là au seul check-point de la  course on m’annonce une 38ème place, dans mon objectif de finir dans les 40 premiers.Je suis à ce moment là assez satisfait et confiant. La montée qui suit, vers le Rainkopf m’est familière puisque nous étions passé dans le coin lors du trail du même nom. Me concernant, ça se complique doucement mais sûrement car première baisse de régime, je sens la fatigue envahir mes jambes, et nous ne sommes qu’à mi-parcours!

J’arrive au second ravitaillement (24ème km) et au loin j’aperçois une silhouette qui m’est familière, je m’approche… mais oui c’est lui, Marc ! Qu’est ce qu’il fait? Un barbeuc? Non, il m’attend ! Le ouf ! Bien on va pouvoir courir ensemble, merci à lui. On se donne alors en objectif de finir en moins de 6h00 mais disons le franchement c’était impossible ! entre ce ravitaillement et le suivant nous alternons chaumes et forêts, montées et descentes, chemins roulants ou plus techniques. Françis BARTH me passe devant dans une descente technique, telle une fusée, en 15 secondes il dispersait tant il va vite ! Nous arrivons à l’avant dernier ravitaillement situé proche de l’Auberge du Raedlé pour attaquer la dernière montée direction le petit ballon. Marc retrouve des forces et du souffle et s’en va, je ne le reverrai plus. Me concernant, la galère commence, plus de force, plus d’énergie, quand ça monte je marche, sur le faux plat, je marche, en descente… je marche et je peste ! A ce moment là pour moi, Marcaires rime avec -très grosse- galère. Je n’ai plus de jus pour monter ces derniers 500m de d+. Je me fais dépasser de partout, des wagons entiers de coureurs, et même piqué à vif par cette scène, la machine est en panne-sèche. J’ai l’impression que nous ne finissons plus de grimper, et enfin arrivé au petit ballon, il faut attaquer l’ultime descente de l’épreuve en direction de la ligne d’arrivée. Je retrouve un peu de force certainement plus psychologique que physique car j’ai hâte d’arriver pour en finir. Je descends les 6.5km et les 650m de dénivelé négatif à 10,5km/h de moyenne. Près de Muhlbach, j’entends le speaker, j’aperçois l’arche jaune et arrête ma montre au bout de 07h08min de course, me faisant arrivé à une -décevante- 98ème place sur 391 arrivants, loin de mes objectifs.

Une fois de plus j’ai savouré ce parcours qui est tracé dans ce que j’estime être le plus bel endroit des Vosges (C’est La Mecque du trail comme l’a qualifié un coureur avec qui j’ai pu discuté), mais cette édition 2016 reste quand même une déception tant j’étais longtemps dans la difficulté et le dur. J’avais pour ambition un meilleur temps et surtout un meilleur classement général. Un gros bravo à l’ensemble des organisateurs pour l’ambiance, les ravitaillements et le marquage parfaits. Et merci à Marc, qui malgré son âme de compétiteur, de m’avoir attendu et félicitations à Clément qui boucle son premier « grand » trail, sur un terrain compliqué! Prochain trail… voir le programme 2016!

A noter que j’avais 55km sur Suunto et plus de 2800 de d+, soit légèrement plus que ce qui était annoncé. Les résultats et classements sont disponibles ici. Ma trace et stats Suunto sont ici.

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5 réflexions sur “55km du trail des Marcaires 2016, mon récit de course.

  1. Bonjour,
    J’ai lu avec grand intérêt ton récit, trail que je connais bien, bien que n’ayant pu le courir cette année.
    J’ai une simple question : pourquoi accordes tu tant d’importance au classement ? J’ai l’impression que c’est ton unique motivation ? Le classement général est pour moi quelque chose de tout à fait relatif, très superficiel et abstrait, et très aléatoire en fonction des concurrents et des années ! J’ai du mal à saisir, je cherche simplement à comprendre, pourquoi les traiteurs actuels cherchent d’avantage à se comparer, se situer par rapport aux autres, plutôt que par rapport à soi-même. Se fixer uniquement un bjectif dans l’absolu, de finir en moins de 6h par exemple, n’est ce pas beaucoup plus sain ? Un trail est pour moi un accomplissement personnel, je dis bien personnel, et tanpis si l’on me double, pourvu que je donne le meilleur de moi-même. Tant mieux bravo à ceux qui sont devant moi, vous avez été en meilleur forme. Je suis heureux quoiqu’il arrive car j’ai franchi la ligne d’arrivée.
    Pourquoi contribuer à faire de ce sport, qui a l’origine est une aventure, un dépassement de soi, une compétition ?
    Je reprecise que je respecte tous points de vue, ma démarche est simplement de comprendre, devant ma crainte de voir ce sport magnifique de plus en plus bouffé par le marketing à outrance et la compétition.
    Merci, et bravo à toi d’être parvenu au bout malgré tes douleurs.

    • Salut Nicolas,
      Tu lèves une vrai question de fond. Sache avant tout, que je ne pensais pas tellement montrer d’importance à mon classement dans ce récit. J’aime ton point de vue du trail il est tout à fait honorable, surement le plus bel angle. Me concernant je ne sais pas trop, j’ai déjà un copain avec qui je cours nous nous taquinons pas mal sur les performances et nous nous lançons des objectifs de classement, de temps… Après sans parler de marketing qui pour moi est encore une chose différente, ça reste un sport, il y a des concurrents, une arrivée, un classement, un chrono donc je pense qu’il est pas illogique d’aborder le trail comme une compétition. Ensuite être bien classé c’est aussi une récompense d’un entrainement régulier. Après je connais mon niveau, je sais que je ne serai champion de rien du tout donc je sais aussi me détacher du classement quand il le faut.
      On peut en parler si tu veux y’a mon facebook dans mon profil ( page (moi) ).
      @+++

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